Lundi 24 avril 2006
1
24
04
2006
11:38
Le 10 janvier 2006, la Direction Générale de le santé a communiqué aux professionnels psy concernés le projet de décret d’application définissant par voie réglementaire la formation exigible pour obtenir ce titre. Or ce projet de décret amplifie les défauts de l’article 52 jusqu’à un point inacceptable.
- Il propose que le titre de psychothérapeute soit attribué au terme d’une démarche volontaire, par l’inscription sur une liste départementale. Les psychologues, les psychiatres, les psychanalystes ne seront pas psychothérapeutes de droit, ce qui paraît contradictoire avec l’article 52, qui stipulait pourtant qu’ils le seraient.
- En effet, l’obtention du titre sera conditionnée à une formation spécifique : il est prévu un nouveau diplôme, indépendant a priori des cursus de psychologue clinicien et de psychiatre comme de ceux des psychanalystes et des psychothérapeutes actuels dans des instituts privés de formation. Il faudrait donc pour user du titre acquérir en sus ce nouveau diplôme.
- Il est stipulé notamment que cette formation devra permettre d’acquérir « la connaissance des 4 principales approches de psychothérapie validées scientifiquement (analytique, systémique, cognitivo-comportementaliste, intégrative) ». La pluralité théorique serait donc la règle.
- Enfin, cette formation de niveau Master sera confiée exclusivement à l’université.
Ce décret programme la disparition progressive de la psychologie clinique : à terme, les institutions recruteront vraisemblablement ces nouveaux professionnels, compétents dans 4 types distincts de psychothérapies au détriment des psychologues cliniciens ; les psychologues de la nouvelle génération pourraient devoir passer ce nouveau diplôme pour continuer de pratiquer des psychothérapies en institution.
La pluralité des approches, censée garantir le sérieux de la formation des professionnels psys, est ici imposée aux dépens du choix de la formation en psychopathologie clinique et de la connaissance approfondie d’un champ théorique, qui sont nécessaires à l’exercice sérieux de psychothérapies.
En fixant les approches théoriques qui seraient « scientifiquement validées », ce projet de décret outrepasse la loi. En effet le contenu théorique comme pratique des enseignements en psychopathologie ne saurait relever que du débat scientifique et de la décision des instances universitaires légitimes pour ce faire.
De plus, la formation à l’exercice de la psychothérapie ne saurait être strictement universitaire. Une expérience personnelle acquise au cours d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse est exigible dans notre champ, de même que des supervisions auprès de professionnels plus expérimentés, et une mise à jour régulière des connaissances dans le cadre de la formation continue, dont la spécificité doit rester un choix personnel.
Ce décret participe enfin du programme de rationalisation et de rentabilisation du champ de la Santé mentale : mise en place de parcours de soin (à tel trouble psy, telle approche thérapeutique), de protocoles et de « bonnes pratiques » psy normées. Il consacre donc la dérive vers des psychothérapies d’État à visée adaptative.
- L'article 52 relatif au titre de psychothérapeute :
http://www.psycho-ressources.com/bibli/titre-psychotherapeute.html
- Les proposition de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie :
http://ffpp.free.fr/textesloi/positionetpropositionsdelaffpp
- La pétition : (il en existe d'autres mais celle-ci nous concerne plus car elle a été réalisée par un collectif d'étudiants en psychologie)
http://www.des-souris-dans-le-fromage.info/petition/index.php?petition=2
Par Boub et Zoup
0
-
Recommander
Lundi 24 avril 2006
1
24
04
2006
11:44
Bon pour commencer un petit point sur l'univers "psy"...
-
Le psychanalyste : c'est une fonction non réglementée, n'importe qui peut s'instituer psychanalyste.
Aucune disposition légale ne réglemente la pratique de la psychanalyse en France : il n'y a rien d'obligatoire en la matière. Le plus souvent, le psychanalyste appartient à une société affiliée à l'Association psychanalytique internationale (API) liée au courant freudien. Mais d'autres écoles et lieux de recherche existent.
Le psychanalyste a effectué lui-même une analyse afin de bien comprendre le fonctionnement de son inconscient.
Certains psychiatres et psychologues peuvent également avoir cette fonction, après avoir effectué personnellement une analyse.
-
Le psychothérapeute, cette fonction n'est pas réglementée : aujourd'hui encore, aucun diplôme de psychothérapeute n'est reconnu par l'Etat. la formation des psychothérapeutes est laissée à leur seule appréciation personnelle, et n'est pas réglementé.
Nul besoin d'un diplôme particulier pour poser une plaque de psychothérapeute sur sa porte et commencer à pratiquer.
Voilà, pas facile à s'y retrouver mais c'est indispensable pour suivre et comprendre la suite...
Par Boub et Zoup
1
-
Recommander
Lundi 24 avril 2006
1
24
04
2006
12:01
Extrait d'un article du Monde ( édition du 9 avril 2006 )
Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a réuni la communauté psy, vendredi 7 avril, afin de présenter la dernière mouture de son projet de décret réglementant l’usage du titre de psychothérapeute.
Le ministre a fait des concessions sur les points les plus contestés de l’avant-projet de décret, sans toutefois renoncer à l’essentiel de son texte.
« Un texte lissé, allégé »
Une première version de l’avant-projet de décret avait suscité la colère de la communauté psy, qui avait dénoncé l’instauration d’une véritable « psychothérapie d’Etat" .
Les professionnels du soin avaient lancé une pétition, par le site Œdipe.org, qui a recueilli à ce jour près de 2 700 signatures.
Face à l’afflux de critiques, M. Bertrand a d’abord affirmé, qu’il n’était pas question de créer une nouvelle profession réglementée, comme le redoutent notamment les psychologues.
Il a présenté une nouvelle version de son projet.
En matière de formation requise, la référence explicite « aux quatre principales approches de psychothérapies validées scientifiquement » a disparu ; le niveau de la formation n’est plus fixé au master, elle se borne désormais à « une durée de cent cinquante heures et un stage pratique d’une durée minimale de quatre mois ».

« Le texte présenté a été lissé, allégé de ses aspérités les plus problématiques, mais sur le fond, rien n’a changé », a réagi Roland Gori, président du Séminaire interuniversitaire européen d’enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse (Siuerpp). « Cette nouvelle version est encore plus irrecevable que la première, elle ne constitue en rien une garantie dans la prise en charge psychique, pour le public », s’insurge Michèle Clément, secrétaire générale du Syndicat national des psychologues.
Par Boub et Zoup
0
-
Recommander
Lundi 24 avril 2006
1
24
04
2006
12:01

La psychologie, issue de la philosophie, fait partie des sciences humaines et se développe à partir d'une pratique de parole et d'échange. Elle est ouverte aux apports de la psychanalyse, de la sociologie, de la linguistique, des arts...
Les psychologues qui interviennent dans le secteur de la santé se proposent de rétablir, pour le patient souffrant, des liens entre le corps et le psychique, en respectant la singularité de son histoire.
La médecine et la psychologie sont donc deux disciplines radicalement différentes, parfois
complémentaires, en aucun cas l'une ne pourrait se substituer à l’autre ni lui être subordonnée.
Le projet de plan soumis à concertation « psychiatrie et santé mentale » par le ministre de la santé le 4 février dernier, prévoit que la formation des psychologues se fasse en faculté de médecine. Ceci dénie à la psychologie son appartenance aux sciences humaines, et son implication dans les secteurs du travail, de la justice et de l'éducation.
L'objectif et de transformer les psychologues en professionnels de la santé.
Aujourd’hui une première étape de ce projet pourrait se concrétiser, sous forme « d’expérimentation »,
en introduisant une tutelle partielle de la faculté de médecine dans les études de psychologie,
au niveau d’un stage rémunéré de sixièée.
Cette co-tutelle, en jouant de la confusion avec les enseignements, aménage une scission du titre
et de la formation des psychologues, avec la conséquence prévisible de médicaliser la filière clinique.
Par Boub et Zoup
1
-
Recommander
Lundi 24 avril 2006
1
24
04
2006
12:02
Un régime de type méditerranéen, comprenant beaucoup de fruits, de légumes, des céréales, des légumineuses, du poisson, de l’huile d’olive, un peu d’alcool et peu de viande et de lait, contribuerait à réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dans l’édition d’avril des Annales de neurologie.
Beaucoup d’experts suspectent que le régime alimentaire puisse jouer un rôle dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Cette hypothèse n’avait jusqu’à présent jamais pu être confirmée, ni infirmée, faute de données précises. Pour pallier ce manque, Nikolaos Scarmeas, du centre médical de l’Université de Colombie, a passé quatre années a étudier un groupe de 2 258 personnes vivant à New York et n’ayant aucune maladies neurologiques.
Les sujets étaient réévalués tous les dix huit mois environ sur le plan neurologique tandis que les chercheurs analysés leur régime alimentaire à l’aide d’un questionnaire standardisé, chaque sujet se voyant ensuite attribuer une note en fonction de ses habitudes alimentaires de zéro à neuf pour ceux qui suivaient une diète typiquement méditerranéenne. Selon les auteurs, plus l’adhérence au régime méditerranéen était prononcée plus le risque de développer Alzheimer était réduit. Les plus assidus, ceux qui étaient notés 9, avaient un risque diminué de 39 à 40 %. Ces résultats sont restés significatifs même après avoir été ajustés en fonction de variables telles que l’âge, le groupe ethnique, le tabagisme, l’indice de masse corporel ou d’autres maladies intercurrentes.
Ces données doivent, bien sûr, être confirmées par des études de plus grande ampleur et étalée sur un nombre d’années plus important.
Par Boub et Zoup
0
-
Recommander