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Lundi 24 avril 2006
Catherine Croisier (IRIS) - Droit à l'avortement aux Etats-Unis : les conservateurs gagnent du terrain

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Le Dakota du Sud vient d’interdire le droit des femmes à l’avortement. Catherine Croisier, chercheur associé à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), et spécialiste des Etats-Unis, réagit à cette décision.




Quel est le poids aujourd’hui des groupes anti-avortements aux Etats-Unis ?


L’IVG est aujourd’hui remise en cause dans une grande majorité des Etats fédérés sous la pression de groupes conservateurs et religieux. Le militantisme terroriste des années 70 et 80 s’est tari après le pic de violence de l’année 1994 avec pas moins de 12 meurtres de praticiens et 15 attentats et tentatives d’attentats à la bombe contre des cliniques pratiquant l’avortement en Amérique du Nord. Mais la fin des attentats n’a pas pour autant signifié la sécurité des patientes et du personnel médical.

Les adversaires de l’avortement ont révisé leur stratégie en faisant appel à des juristes, eux- même pro-lifers, et en pratiquant un lobbysme intense auprès des législateurs. Une méthode légale bien plus efficace et qui a porté ses fruits puisqu’une trentaine d’Etats a sévèrement limité le droit à l’avortement.


 
Le Dakota du Sud vient d’interdire le droit des femmes à l’avortement, s’agit-il d’une mesure isolée ?

Le cas du Dakota du Sud est à ce jour le plus extrême car il criminalise la pratique de l’avortement même en cas de viol ou d’inceste.

La moitié des Etats a désormais mis en place des contraintes de notification ou d’accord parental concernant les jeunes filles mineures qui conduisent à la pratique d’avortements illégaux mettant en danger la santé des patientes et entraînant des risques pour le foetus en cas d’échec de l’intervention.
D’autres mesures consistent à « informer et conseiller » les patientes et requièrent une période de réflexion de 24 heures avant toute intervention. Diverses études ont mis en avant le fait que ces lois dites de conseil ou d’attente, qui obligent dans plus d’une trentaine d’Etats les patientes à se déplacer à plusieurs reprises, découragent les femmes habitant dans des endroits isolés ou que l’emploi ou la situation familiale empêchent de s’absenter.

La situation la plus problématique provient cependant davantage du manque de cliniques que des lois restrictives.
Par Boub et Zoup
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Lundi 24 avril 2006

Le Dakota du Sud est devenu vendredi 24 février le premier Etat américain à adopter une loi interdisant quasiment tout avortement.

 
 

La nouvelle loi estime que la vie commence au moment de la conception et interdit les avortements dans pratiquement tous les cas, même dans les cas de grossesse qui mettrait en danger la vie de la mère et dans les cas de grossesse résultant d'un inceste ou d'un viol.

 

Une exception reste prévue : quand il faut sauver la vie de la mère.

 

Le texte, qui prévoit une amende de 5.000 dollars et jusqu'à cinq ans de prison pour les médecins contrevenants, doit encore être signé par le gouverneur de l'Etat.

 

 

 

Les Etats de Géorgie, d'Ohio, de Caroline du Sud, du Tennesse et de l'Indiana ont également en préparation des textes prévoyant une très forte restriction de l'avortement.

 

source : REUTER

Par Zoup
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Lundi 24 avril 2006
En Italie, vingt ans après la première loi sur l’avortement, selon une enquête réalisée dans le sud du pays auprès de 5.000 femmes de dix-huit à cinquante ans, 25 à 30% d’entre elles croient encore que l’avortement est illégal. Ce qui met en évidence, estiment les Italiennes, les obstacles dressés en matière d’information pour que cette loi soit très peu appliquée.

Qu'en est-il vraiment ?

En Italie, cela fait plusieurs mois que l'Église et les associations cléricales ont entamé une campagne virulente contre tout ce qui a trait au droit des femmes à disposer de leur corps.

En juin 2005, les dirigeants de l'Église italienne ont d'abord fait échouer un référendum remettant en cause la loi réactionnaire sur la fécondation assistée.
 

En novembre, ils ont fait campagne contre la diffusion de la pilule abortive RU 486. A part l'Irlande et le Portugal, l'Italie est le seul pays en Europe occidentale, depuis 2000, où la pilule abortive (Mifégyne) n'est pas encore admise. Depuis longtemps, le Vatican et les évêques italiens militent contre le RU 486 et usent de leur influence sur le gouvernement de droite pour empêcher son apparition dans le pays. Selon eux, la femme doit avorter dans la douleur pour se rendre compte de son geste...

Au même moment, le ministre de la Santé évoquait la possibilité de faire intervenir dans les centres de consultation pré-avortement des "bénévoles" du mouvement antiavortement qui pourraient offrir leurs conseils aux femmes. Parce que selon lui il faut faire plus pour faire diminuer les avortements... L'Église et son Mouvement pour la vie avaient bien évidemment approuvé l'initiative.

Les partis de gauche, les médecins, les régions progressistes s'insurgent contre cette idée et demandent de promouvoir plutôt l'éducation sexuelle à l'école, l'information des immigrées et la gratuité des contraceptifs.
Par Boub et Zoup
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Lundi 24 avril 2006
... que ce n'est pas si loin de nous.
 

Et surtout "souligner la fragilité des droits des femmes, cela peut aussi arriver chez nous un jour. Ne perdons pas de vue que cet acquis est fragile, que nous devons être méfiantes ET vigilantes face à ceux (et celles) qui voudraient nous l'enlever." (Jonkille)



Pasq en 2004 l'anatomie de la femme est encore trop souvent vu comme ça :

 
Par Boub et Zoup
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Dimanche 4 juin 2006
Chaque mois, en France, six femmes meurent sous les coups de leur conjoint. Derrière ce chiffre se cache une multitude de violences conjugales qu'on ne veut pas toujours voir.

Pour une femme sur dix, il existe un endroit plus dangereux qu'un parking désert ou un train de banlieue : c'est son propre foyer. Et six femmes par mois meurent sous les coups de leur conjoint. Bienvenue en France, patrie des droits de l'homme et un peu moins des droits de la femme.


Le site de SOS femmes battues



Par Zoup
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